Mon cher ami,
Je comprends très fortement que vous profitiez des vacances de Pâques pour faire un peu de propagande, et je vous engage à voir si vous ne feriez pas bien de faire quelque réclame dans le Messager. Je partage tout à fait votre manière de voir sur les Frères convers(1); quant au capuchon de l’abbé de C[abrières], je ne sais que vous dire. Ma soeur aînée(2) donnerait beaucoup pour que Nîmes fût conservé. Maintenant que j’ai cédé Nîmes, on veut bien autre chose. Je pense donc qu’il n’y a pas à s’inquiéter trop de ma famille, et, d’autre part, pourvu que mon nom ne paraisse pas, je crois qu’on est disposé à laisser faire. Je vous donne ces renseignements en apparence contradictoires, mais très vrais pourtant(3).
Souvenez-vous qu’un point essentiel est de mettre de la vie parmi les élèves. Ce point obtenu, bien des petits défauts ne sont rien.
Adieu, et tout vôtre en Notre-Seigneur.
E. D’ALZON.
Il vous arrivera probablement, dans deux ou trois jours, un élève Jacquemont. Nous l’éloignons de Clichy; mais il n’a ni père ni mère, et sa situation me touche. Adieu.

