Je prépare des tortures aux yeux de ma chère fille. Si elle ne peut pas me lire, qu’elle prie Soeur T[hérèse-]Juliette, ou Soeur M.-Joséphine, ou Soeur M.-Eulalie(2), ou toute autre de me déchiffrer. C’est pour les religieuses du prieuré que j’ai dit la messe avant-hier, mais il n’y a rien de perdu, je la dirai pour les filles de Sainte-Thérèse vendredi prochain(3). Je vous prie de croire que, pour moins m’occuper de la sanctification de vos filles aînées, je ne les porte pas moins dans le coeur et que j’ai pour elles l’affection d’un vrai père. Seulement je pense plus à elles devant le bon Dieu et je prêche un peu plus aux autres.
Je vous menace d’une invasion de lettres. Prenez-y garde. Si l’avalanche vous semble trop menaçante, tenez-vous sur vos gardes.
Adieu, ma chère fille. Tout vôtre avec la plus paternelle affection en Notre-Seigneur.

