Ma chère fille,
Il y a des gens qui prétendent que l’Assomption peut encore vivre. Je n’en sais rien; du moins est-il sûr que nous faisons tout pour cela. Le Fr. Hippolyte tient en ce moment le fil de cette affaire(2). Si cette pauvre maison vit, tant mieux! Si elle meurt, que Dieu soit béni de tout! Il faut de la prudence, du secret, et pourtant il faut agir. Recommendez à Mlle Amal[ric], pour qui je vous donne quelques lignes, de n’en parler qu’à Dieu et aux saints. Je souffre de voir qu’il faudra peut-être tenir en dehors certaines personnes. Adressez-vous au Fr. Hippolyte, qui vous tiendra au courant, et pas à d’autres(3). Peut-être faut-il ne rien dire de quelques jours à Soeur M.-Walburge. Le Fr. Hippolyte vous dira quelle ligne vous avez à tenir. Je ne vous en dis pas plus long aujourd’hui. Redoublez vos prières et, pour qu’elles soient exaucées, devenez un peu meilleure tous les jours.
Adieu, ma chère enfant. Votre père tout dévoué.

