Ma chère fille,
Vous n’aurez que deux mots: 1° Je ferai ce que je pourrai pour voir Marie. Cependant, je n’ose vous permettre d’aller la voir; 2° Je désire vous voir, vous, pour vous engager à vous mettre très sérieusement à l’oeuvre. Je crains que les conseils que pourrait vous donner le Père Dominicain ne vous fassent sortir de votre voie. Vous pouvez aller le trouver, mais pour peu qu’il vous trouble, laissez-le là. Ne vous occupez pas du T[iers]-O[rdre] de saint Dominique; on ne peut pas faire tous les biens à la fois; tenez-vous-en au vôtre. Je dis la même chose pour Thérèse, que je veux mettre du T[iers] -O[rdre] de l’Assomption. Ce que Dieu veut de vous, c’est une vie très immolée au dedans de vous-même, une grande humilité, une grande patience, une grande douceur et un très grand amour. Marchez dans ce sens et tenez-vous tranquille.
Adieu. Tout à vous en Notre-Seigneur.

