Mon bien cher enfant,
Permettez-moi de m’étonner de votre silence. Je comprends que vous soyez très occupé; mais le P. Brun ne peut-il m’écrire deux mots? Où en est-on? Que fait- on? Où en sont les professeurs? Quels traitements fixent les actionnaires? Qui veulent-ils garder? Durand aurait pu, ce me semble, vous dire ou me dire quelque chose là-dessus. En allant à Nîmes, je crois faire acte de dévouement pour les Nîmois, mais aussi pour les maîtres de l’ancienne Assomption. Que Durand me dise ce qu’il pense. J’attends quelque chose de lui. Il ne parle pas d’Anatole(1), que je suppose en vacances. S’il est à Nîmes et s’il n’est pas tué, est-ce qu’il me boude? Si vous êtes trop occupé et que le P. Brun le soit aussi, priez ou Mme Durand ou Mlle Combié de m’écrire. Si les hommes sont absorbés, ces deux dames, ou l’une des deux saura trouver le temps de me donner quelques détails.
Je suis un peu souffrant et je me soigne étonnamment. Adieu. Si Notre-Seigneur me donne la force, il faut que tout marche admirablement sous mon nom et empire. Qu’on se le dise. Il importera que vous arriviez bientôt ici(2). Adieu. Je vous embrasse.

