Vous n’aurez qu’un mot, ma chère fille. Merci de vos prières; il faut les continuer. Nous ne prions pas assez, vous surtout. Cela ôte toute force à nos actions, que nous faisons plus par esprit propre et loin de l’esprit de Dieu. Nourrissez-vous des lettres de Bossuet, mais de façon à y puiser la vue de votre néant, l’amour et la confiance en Dieu. Je tiens à vous retrouver très petite, très souple, très obéissante. Demandez à Madame votre soeur(1) si elle connaît la famille Peytal, de Mèze. Il y a là une jeune personne qui me semble très bien. La famille jouit de la plus grande considération. La mère a eu 80.000 francs de dot, le père a dû faire de bonnes affaires.
Adieu, ma chère fille. Je serai mardi à Lavagnac(2); vous pouvez m’y écrire. Voici une lettre pour Clémentine(3). Qu’il me tarde de vous voir devenir une vraie épouse de Notre-Seigneur.
E. D’ALZON.
Mademoiselle Combié.

