Bien cher ami,
En arrivant ici, je trouve mes parents très désappointés des propositions faites par les Messieurs de la commission à M. Garbouleau. Ils pensent que ces Messieurs veulent rompre. Je ne le pense pas, mais comme je tiens à n’être pour rien dans cet imbroglio, j’attendrai ici que tout soit terminé(1), et, si ce l’est avant le 10, j’arriverai le 12; sinon, je filerai sur Paris. Voilà pourquoi je ne vous dis rien dans un sens ou dans l’autre.
Je crois aller assez bien. Je me contente de bien prier. A revoir à Nîmes lundi(2), si les affaires sont terminées; sinon, à Paris. Je passerai alors probablement par Montauban.
Je prie bien pour votre frère. Hélas! Qui sont les plus heureux, des vivants ou des morts?

