Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.340

Réponse de la famille d’Alzon aux conditions posées par les actionnaires. -Ses parents se croient obligés indûment.

T2-340
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Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.340
Orig.ms. ACR, AK 14; D’A., T.D. 33, n. 24, pp. 10-11.

le 10 oct[obre 18]57.
10 oct 1857
Lavagnac,

Cher ami,

Combien je prends part à tout ce que votre coeur souffre! Je prierai pour votre frère. Si ce que nous éprouvons de tribulations pouvait lui compter pour le purgatoire!

M. Garbouleau fait part à mon père des conditions posées par ces Messieurs. Voici la réponse de mes parents:

On tient à ce que l’acte soit rendu public dans le mois de janvier. On ne veut payer aucune partie des droits.

On consentira seulement à ce que le premier paiement soit fait selon les échéances des billets à solder par mon père.

On demandera une garantie à la signature de M. Durand, s’il se porte acquéreur(1).

Ne cachez pas que mes parents sont très mécontents des lenteurs mises à cette affaire. Ils se persuadent qu’on a attendu au dernier moment pour les forcer à en passer par ce qu’on voudrait leur imposer. En parlant de cela, tenez-moi toujours en dehors.(2)

Adieu. Je vous embrasse avec une tête un peu grosse. Il faut vivre de foi pour entrer en campagne avec des forces physiques comme celles que j’ai.

E. D’ALZON.

M. Devès sera à Nîmes lundi avec M. Garbouleau(3).

1. Effectivement, au jour prévu pour la vente, le 22 février 1858, Germer-Durand, membre du comité des actionnaires, se portera acquéreur légal de l’immeuble de l’Assomption pour la somme de 325.000 fr. 2. Si l’on peut regretter de n’avoir à citer aucune des lettres que le P. d’Alzon écrivit à ses parents et à ses soeurs en cette longue épreuve douloureuse pour tous, du moins est-on assuré que son coeur de fils et de frère ne se refusa jamais à l’accueil des siens soit à Montpellier soit à Lavagnac. 3. Lundi, 12 octobre.