Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.344

21 oct 1857 [Nîmes, PICARD François aa

Le Fr. Saugrain, qui arrivera au début de novembre dira comment tout est arrangé à Nîmes, grâces à Dieu. -La pauvreté est une très belle chose.

Informations générales
  • T2-344
  • 934
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.344
  • Orig.ms. ACR, AE 26; D'A., T.D. 25, n. 27, p. 29.
Informations détaillées
  • 1 ANNEE SCOLAIRE
    1 CHAPELLE
    1 NOVICIAT DES ASSOMPTIONNISTES
    1 PAUVRETE
    1 RELIGIEUSES DE L'ASSOMPTION
    1 REPAS
    2 BRUN, HENRI
    2 CHAINE, VINCENT
    2 GALABERT, VICTORIN
    2 LAVILLE, FRANCOIS-MARIE
    2 LEVY, MARIE-JOSEPH
    2 RABIER, CHARLES
    2 SAUGRAIN, HIPPOLYTE
    2 THERESE, SAINTE
    3 AUTEUIL, AVENUE EYMES
    3 CLICHY-LA-GARENNE
    3 PARIS
  • AU PERE FRANCOIS PICARD
  • PICARD François aa
  • le] 21 [octobre 18]57(1).
  • 21 oct 1857
  • [Nîmes,
La lettre

Mon cher enfant,

C’est aujourd’hui la rentrée, mais je m’aperçois que, quand on veut, on a du temps pour tout. Vous avez très bien recommandé l’affaire de Saint-François de Sales. Le Fr. Hippolyte sera à Paris, au plus tard le 4 ou 5 nov[embre]. Tout est arrangé, grâces a Dieu; mais il faut le laisser faire. Il me semble que bien des choses s’arrangent.

Le Fr. Hippolyte vous contera des détails qui seront la réponse à la lettre du Fr. Marie-Joseph et aux deux vôtres. La pauvreté est une très belle chose, mais je vous la prêche bien mal(2).

Dites aux Frères que je les aime de tout mon coeur. Adieu.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Le ms porte: *21 nov. 57*. Il faut lire: 21 octobre 1857.
2. L'allusion vise la pauvreté du noviciat qui a quitté Clichy, le 8 octobre, "pour aller habiter à Auteuil avenue Eymès n. 1, dans une petite maisonnette située à sept ou huit minutes de nos Soeurs", écrit le P. Picard au P. d'Alzon le 7 octobre. "Nous serons assez mal à l'aise, ajoute-t-il, mais raison de plus pour que nous soyons mieux avec le bon Dieu". Le 13 octobre, il écrit de nouveau: "Nous manquons encore de beaucoup de choses, je pourrais dire de tout, puisque nous n'avons pas le bon Dieu". Cependant, "notre petite chapelle est à peu près montée. J'ai prié le P. Brun de bénir la chapelle et la maison en qualité d'assistant général; il viendra donc jeudi fête de sainte Thérèse, jour bien choisi pour inaugurer notre futur noviciat".
Le 14 octobre, il écrit au P. Galabert que le noviciat est composé de "quatre pauvres garçons: Fr. Charles, Fr.Vincent, Fr. Marie, et, votre très humble serviteur; voilà l'espoir de la nouvelle maison [....] Si quelque chose nous manque, ce n'est certainement pas la gaieté [...] Tous les jours à heures fixes, nous voyons poindre, à l'horizon de notre avenue, un religieux en calotte et en soutane, tenant d'une main une soupière et portant de l'autre un vaste panier; il traverse bravement tout Auteuil dans cet imposant appareil et nous arrive fier et heureux de notre bonheur; c'est le Fr. François-Marie, qui nous apporte notre dîner et ne craint pas de braver les quolibets des parisiens, qu'il s'arrange pour ne pas même entendre". Ces repas sont servis par les Religieuses de l'Assomption,"qui pourvoient à tout et sont pour nous une vraie providence, pleine de bonté et de prévenances [...]; elles nous nourrissent, nous meublent et jusqu'ici ont payé notre loyer".