Mon cher enfant,
Eh bien! vous serez un pauvre prêtre, si vous ne pouvez être un saint prêtre. Pourvu que vous preniez le parti de tendre à la perfection, malgré vos faiblesses, tout ira bien. Vous ne savez pas tous les miracles que Dieu fait pour les incapables de bonne volonté. Quant à vous effrayer, c’est du temps perdu; mettez-vous humblement dans la joie. Soyez une bonne bête, joyeuse de ce que Notre-Seigneur veut faire de vous sa monture et mieux encore(2). Dites mille choses au P. O’Donnell(3). Le P. Laurent n’a pas voulu donner Cusse, j’en ai été bien aise, quand j’ai su qu’il avait ici quelques dettes criardes. Tâchez donc de me savoir quelles sont ces dettes(4). Adieu. Je vous embrasse.
E. D’ALZON.
Mon Frère Pernichon(5).

