Mon cher enfant,
J’ai reçu les ordos. Je ne crois pas avoir à vous en demander davantage. Veuillez dire à Mme la supérieure que j’ai écrit à Veuillot. Dès que [le] Fr. Hippolyte sera de retour(1), priez-le de parler encore à M. de Ségur (Anatole) pour l’approbation des Soeurs de M. Soulas. La supérieure g[énéra]le est très malade; cela presse. Le P. Laurent ne m’a rien écrit(2). Si le Fr. Charles veut s’en aller, laissez-le faire.
Ici rien de neuf, sinon que les protestants cherchent à nous enlever des enfants en masse. J’en découvre sept à huit par semaine et je ne sais pas tout. Quand aurons-nous les trois diurnaux que j’ai demandés, il y a trois mois? Dites au Fr. Hippolyte que ce m’est un grand sacrifice de ne pas le voir à sa première messe, mais qu’à Pâques je ne puis guère quitter le poste. J’ai des espérances que nous relèverons la maison; elle prend bonne tournure.
Adieu. Tout vôtre de tout coeur.

