Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.434

6 may 1858 [Lamalou, MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Il compatit à ses épreuves. -Les actions du collège. -L’aménagement du noviciat à Nîmes. -Envoyer des étudiants à Rome serait bien coûteux. -Le catéchisme au prieuré.

Informations générales
  • T2-434
  • 1021
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.434
  • Orig.ms. ACR, AD 1124; D'A., T.D. 22, n. 492, pp. 140-142.
Informations détaillées
  • 1 ACTIONS
    1 AMES DU PURGATOIRE
    1 CATECHISME
    1 CELLULE
    1 COLLEGE DE NIMES
    1 COMMUNAUTES ASSOMPTIONNISTES
    1 FRERES CONVERS ASSOMPTIONNISTES
    1 INTEMPERIES
    1 MORT
    1 NOVICIAT DES ASSOMPTIONNISTES
    1 POSTULANT
    1 PREMIERE COMMUNION
    1 PRIEURE DE NIMES
    1 RELIGIEUSES DE L'ASSOMPTION
    1 REPAS
    1 SALLE DE COMMUNAUTE
    1 SANTE
    1 SOUSCRIPTION
    1 VOCATION RELIGIEUSE
    2 ARGILLIER, LEONTINE
    2 BARNOUIN, HENRI
    2 CABRIERES, ANATOLE DE
    2 CHAINE, VINCENT
    2 CLAIRE, MADEMOISELLE
    2 FABRE, JOSEPHINE
    2 HOWLY, MARIE-WALBURGE
    2 JOURDAN, RAPHAEL
    2 KOMAR, LOUISE-EUGENIE DE
    2 MALBOSC, FRANCOISE-EUGENIE DE
    2 PATY, MARIE-CAROLINE DE
    2 PICARD, FRANCOIS
    2 SHAW, MARIE-WILFRID
    3 MARSEILLE
    3 NICE
    3 NIMES
    3 ROME
  • A LA R. MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • le] 6 mai [ 18]58.
  • 6 may 1858
  • [Lamalou,
La lettre

Ma chère fille,

Je n’ai pas reçu de lettre du P. Picard, et c’est à ajouter à tant d’autres égarées ici. Je vous plains bien de tant de morts qui ont fondu autour de vous ou qui menacent. Dieu prend ce qui lui est bon; et j’aime à penser qu’il ne retranche à l’Assomption que dans sa miséricorde, pour préparer l’Assomption du ciel.

Je désespère de trouver des gens qui veuillent prendre des actions pour vous, et c’est extraordinaire comme on me refuse net. On veut donner son nom et qu’il paraisse sur la liste des souscripteurs. J’ai éprouvé les refus les plus catégoriques. Je vous dis ceci, afin de vous engager à profiter de la bonne volonté de Joséphine(1). Je lui écris en ce sens. Si le noviciat se fait à Nîmes, au moins jusqu’à nouvel ordre nous pourrons avoir encore besoin de bâtir. Le second étage du pavillon, où il y a 8 cellules, (dont une est la répétition de la pièce où vous avez mangé, à votre voyage à Nîmes pour conduire Soeur M.-Wilfrid à Marseille)(2), sera très suffisant pour quelque temps. Il y a, de plus, un immense dortoir pour les Frères convers. Je pourrais prendre une pièce de 9 mètres sur 7 dans le grand dortoir, et cette combinaison consoliderait même l’ensemble du bâtiment. Je garderais tout le premier, qui est moitié moins grand que le second, pour moi et pour une grande salle de réunion.

Je ne pense pas que Nathalie doive aller à Nice. Je suis sous ce rapport mille fois de votre avis. Remerciez Soeur M.-Caroline de sa lettre. Ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de gagner du temps. Si nous étions au mois d’octobre, je tiendrais peut-être un autre langage, mais Nice ne me paraît d’aucun avantage pour l’été. Que Nathalie persiste, et elle arrivera à ses fins.

Envoyer le Fr. Vincent et le Fr. Raphaël à Rome serait bien coûteux. Peut-être ferons-nous tout aussi bien de les garder à Nîmes. Puis, auprès de moi, ils garniraient le noviciat pour ne pas trop effrayer les premiers qui viendront.

Il ne serait pas impossible que je vous donnasse Claire pour ajouter aux 12 postulantes dont vous me parlez. Pour le moment l’histoire de Léontine(3) me met dans une position difficile avec les Dames de Saint-Maur, et peut-être eussé-je bien fait de la refuser à cause de cela.

Permettez-moi de vous dire un petit entêtement de Soeur M.-Walburge, poussée par M. de Cabrières, et auquel n’a pas su résister Soeur Fr[ançoise]-Eugénie, malgré mes observations réitérées. Malgré donc toutes mes observations et malgré tout ce qu’on vous avait dit des catéchismes déplorables faits par l’abbé Barnouin au prieuré, l’abbé Barnouin fait le catéchisme trois fois par semaine. Il ne faut rien dire, mais après la première communion je défendrai que qui que ce soit du dehors fasse le catéchisme. Ce petit cancan me paraît absurde pour mener l’abbé B[arnouin], même l’abbé de Cabrières par le bout du nez, sans que celui-ci s’en aperçoive. L’abbé B[arnouin], qui n’a pas le temps de faire une classe à l’Assomption, a le temps de faire le catéchisme trois fois par semaine aux petites filles.

Adieu, ma chère fille. Nous avons un temps affreux, et pourtant quand je compare ce que j’étais, il y a deux ans, et ce que je suis aujourd’hui, je trouve une énorme différence. Il est vrai que deux ans c’est quelque chose. Je crois que Dieu m’ôtera de ma santé et m’en donnera ce qu’il faut pour que je travaille à l’ombre.

Tout vôtre en Notre-Seigneur

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
3. Léontine Argillier, de Nîmes, alors postulante au noviciat d'Auteuil, et qui, jusqu'à sa décision finale, "avait paru vouloir entrer à Saint-Maur" (Lettre de Mère M.-Eugénie, 3-4 mai).1. Joséphine Fabre.
2. Le 10 mai 1852.
3. Léontine Argillier, de Nîmes, alors postulante au noviciat d'Auteuil, et qui, jusqu'à sa décision finale, "avait paru vouloir entrer à Saint-Maur" (Lettre de Mère M.-Eugénie, 3-4 mai).