Cher ami,
La tête chante à Cusse. Il m’écrit pour être relevé de ses voeux. Je le laisse libre, mais je lui écris une lettre très forte. Je lui parle de son orgueil et de son imagination. Je lui déclare qu’il ne sera jamais admis dans le diocèse de Nîmes, et que rien ne jettera, pour aller ailleurs, un mauvais vernis sur lui comme de quitter la Congrégation, deux mois après avoir été ordonné(1). Toutefois, s’il change d’avis, je tiens à lui faire sentir ce qui me mécontente en lui depuis très longtemps. Soyez donc bon avec lui, mais pas trop bon, et tenez-moi au courant de ce qu’il fera.
Quant aux robes blanches, vous savez bien que nous les avons(2). Seulement, le froid de ces temps derniers nous a inspiré de les prendre pendant l’office du matin. Un essai me semble une chose utile, et je crois que nous nous en trouverons bien, comme ici on se trouve à merveille de l’office à 4 h. 20.
Adieu, cher ami. Tout à vous. Estime et confiance(3).

