Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.579

18 dec 1858 [Nîmes, SAUGRAIN Hippolyte aa

Le P. Galabert doit revenir à Nîmes. -Il faut se ressaisir dans l’esprit religieux, en ce moment d’humiliation pour la Congrégation. -Il n’a pas fait si mal qu’il le pense, à Saint-François de Sales.

Informations générales
  • T2-579
  • 1161
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.579
  • Orig.ms. ACR, AK 33; D'A., T.D. 33, n. 43, p. 24.
Informations détaillées
  • 1 CONGREGATION DES AUGUSTINS DE L'ASSOMPTION
    1 DOUCEUR
    1 EPREUVES
    1 ESPRIT RELIGIEUX
    1 NOVICIAT DES ASSOMPTIONNISTES
    1 REGLES DES RELIGIEUX
    1 REGULARITE
    1 RELATIONS ENTRE RELIGIEUX
    1 REPOS DU RELIGIEUX
    1 VOEU D'OBEISSANCE
    2 BRUN, HENRI
    2 CUSSE, RENE
    2 GALABERT, VICTORIN
    2 PERNET, ETIENNE
    2 PICARD, FRANCOIS
    2 SEGUR, GASTON DE
    3 PARIS
    3 RETHEL
  • AU PERE HIPPOLYTE SAUGRAIN
  • SAUGRAIN Hippolyte aa
  • le 18 décembre 1858](1).
  • 18 dec 1858
  • [Nîmes,
La lettre

Cher ami,

Je regrette le prolongement de séjour du P. Galabert(2). Il est nécessaire ici et le noviciat se ressentira de son absence. Ce n’est pas en prenant les habitudes du P. Brun, qui jamais n’est arrivé quelque part au jour marqué, qu’on établira la régularité et l’obéissance. Si, au lieu de suivre leur pente à la raideur, les religieux de Rethel eussent traîné doucement, comme on le leur ordonnait, nous n’en serions pas à l’humiliation que subit en ce moment la Congrégation. Car, on a beau dire, ils ont tant qu’on voudra toutes les raisons du monde, ils ont eu le tort de laisser tourner les choses de façon à ce qu’on les renvoyât. De grâce, prenons un peu plus l’esprit religieux qui suit l’impulsion donnée. Au-dessus du plaisir de se revoir, il y a les nécessités de la règle et de la position. Nous avons besoin de nous remonter. Je plains de tout mon coeur les Pères qui ont eu tant à souffrir, mais la vie du religieux est une longue souffrance, jusqu’à ce que vienne l’heure du repos.

Adieu, cher fils. Croyez-moi, faites partir le P. Galabert, au plus tard mardi soir, et que je puisse l’avoir mercredi.

E. D’ALZON.

Les détails que vous me donnez sur Saint-François de Sales ne sont pas si tristes que vous dites. On voit que vous n’y avez pas si mal fait. Peut-être Mgr de Ségur regrette-t-il sa première idée. Mais tant pis pour lui! Adieu.

Père Hippolyte.

E.D'ALZON
Notes et post-scriptum
1. Date donnée en fonction d'une lettre du P. Saugrain.
2. Le 15 décembre, le P. Saugrain remerciait le P. d'Alzon, au nom des religieux de Paris, de leur avoir envoyé le P. Galabert: "Votre excellent coeur, mon Père, a voulu consoler un peu les douleurs que les événements de ces dernières semaines avaient mis en scène. C'est une attention des plus délicates de votre part et à laquelle, ici, personne ne songeait". Et le P. Saugrain ose demander une prolongation du séjour du P. Galabert à Paris jusqu'au mardi soir ou jusqu'au mercredi matin, 21 et 22 décembre.