COURS DE RELIGION

Informations générales
  • TD41.248
  • COURS DE RELIGION
  • XXIIe leçon
    *Septième du Traité de Dieu*
  • Ms d'inconnue CB 5; T.D. 41, pp. 248-249.
Informations détaillées
  • 1 CREATEUR
    1 CREATURES
    1 DIEU
    1 DIEU LE FILS
    1 HERESIE
    1 INTELLIGENCE
    1 MAL MORAL
    1 PENSEE
    1 PERFECTIONS DE DIEU
    1 THOMAS D'AQUIN
    1 VERITE
    1 VOLONTE DE DIEU
    2 ARISTOTE
    2 AVERROES
    2 PLATON
  • PRIEURE DE NIMES
  • 1873-1874
La lettre

Deux sortes d’opérations en Dieu: Les opérations de l’intelligence et celles de la volonté.

Les opérations de l’intelligence consistent principalement dans la science. En tant qu’acte essentiellement immatériel, il y a en Dieu une science infinie. – Dieu seul se connaît lui-même, se comprend lui-même. – La science en Dieu et la substance de Dieu sont une seule et même chose, parce que Dieu étant infiniment simple, il ne peut y avoir de parties en lui.

Dieu connaît les autres êtres non par des images particulières, mais par son essence. Il les connaît nécessairement d’une manière distincte.

La science de Dieu n’est pas discursive. – Il n’y a rien en lui de successif. – Il est dans un éternel présent. – La science en Dieu est immédiate, sans discours. – Dieu ne connaît pas les choses parce qu’elles existent, mais elles existent parce que Dieu les connaît.

Nécessité d’établir une intelligence créatrice en face des erreurs modernes. – Dieu qui est infini dans sa puissance, n’a pas créé tout ce qu’il pouvait créer. – Il crée librement.

Dieu connaît le mal, non pas en tant que mal, mais en tant qu’imperfection du bien.

Dieu connaît les propositions. – Il connaît toutes les choses qui se forment dans notre pensée, parce qu’il a donné à chaque intelligence la puissance d’agir, et il sait jusqu’où peut s’étendre cette puissance.

La science de Dieu est invariable en ce sens qu’il connaît tout ce qui est et tout ce qui doit être. – Sa science connaît la variabilité des choses; mais cette connaissance que telle ou telle proposition est vraie dans un temps et fausse dans un autre, n’ôte rien à l’immutabilité de ses idées, de sa science.

Dieu connaît tout en lui-même; Il se connaît lui-même spéculativement; donc cette science spéculative qu’il a de lui-même renferme la science spéculative et pratique de tous les êtres.

Les idées: Selon Platon, il y avait des idées éternelles en dehors de Dieu: selon Aristote, les idées n’ont aucune réalité. Selon S. Thomas: « les idées sont quelque chose de très réel, non en elles-mêmes, mais en ceux qui les reçoivent, et cette réalité augmente à mesure que nous y pénétrons ».

Nous avons des idées, ces idées sont fugitives; nous n’en avons pas beaucoup.

Il y a toutes les idées en Dieu; elles s’unissent de la manière la plus simple et la plus pure et elles forment cette infinie combinaison de Dieu.

« L’idée n’est autre chose en Dieu que son essence » (S. Thomas).

L’objet de la science de Dieu, c’est la vérité. « La vérité est une équation entre l’être et son affirmation » (Définition de S. Thomas prise d’Averroës).

Deux affirmations dans l’Etre de Dieu: ce que Dieu est, ce que les êtres sont par rapport à lui.

Dieu seul peut s’affirmer d’une manière adéquate. – Il l’a fait par son Verbe. – Dieu connaît les créatures en lui, d’une connaissance adéquate, d’une manière éternelle.

La vérité supérieure, c’est le Verbe; l’intelligence se perfectionne à mesure que l’on se rapproche par lui du royaume de la Vérité.

Le vrai et l’être s’impliquent-ils réciproquement? Oui et non. En nous, l’être précède le vrai; il faut commencer par être puis on connaît. – En Dieu, le vrai précède l’être.

La vérité est-elle immuable? Oui et non. Dans la créature il y a mutabilité de la vérité, parce que nous changeons nous-mêmes d’opinions; mais la vérité des choses naturelles est immuable.

En Dieu, la vérité de l’intelligence est immuable.

De la vie de Dieu.

Toutes les choses naturelles n’ont pas la vie. Les êtres inorganiques n’ont pas la vie. – D’autres, intermédiaires, ont une vie latente. Les animaux et les êtres intelligents ont une vie organique.

La vie n’est pas une opération, c’est l’être. Dieu a la vie et de plus il est la lumière par excellence. – Tout est vie en Dieu.

Il y a des êtres déformés, parce que l’être intelligent s’est déformé volontairement.

Notes et post-scriptum