vers 1845

Informations générales
  • TD43.079
  • Mortification
  • Orig.ms. CQ 221; T.D. 43, p. 79.
Informations détaillées
  • 1 CHARITE ENVERS DIEU
    1 CONGREGATION DES AUGUSTINS DE L'ASSOMPTION
    1 DOULEUR
    1 EXTENSION DU REGNE DE JESUS-CHRIST
    1 GLOIRE DE DIEU
    1 MORTIFICATION
    1 PECHE
    1 SENSATION DE PLAISIR
    1 SOUFFRANCE ACCEPTEE
    1 VOEU D'OBEISSANCE
    1 VOEU DE CHASTETE
    1 VOEU DE PAUVRETE
    1 VOEUX PRIVES DU PERE D'ALZON
  • vers 1845
La lettre

Pensez-vous qu’un acte d’amour glorifie Dieu? Quel besoin en a-t-il? Si Dieu n’a besoin d’aucun acte d’amour ou d’adoration, tout culte est détruit. Pensez-vous que si Dieu veut un acte d’amour, il en veuille la manifestation? Si vous dites non, quand saurez-vous que vous aimez Dieu et quand pourrez-vous dire que vous l’honorez non seulement en esprit, mais aussi en réalité, in veritate? La vérité pour l’homme se traduit par les faits. En un mot, êtes-vous catholique, oui ou non? Si non, nous n’avons rien à dire; si oui, vous savez que Dieu veut le culte de l’homme tout entier. La mortification est un acte du culte extérieur.

Pensez-vous que Dieu soit outragé par le péché? Si non, pourquoi le punit-il d’une manière quelconque? Si oui, il faut le réparer. Le péché est souvent un acte intérieur de l’âme, traduit par un acte extérieur du corps. Il faut que l’acte intérieur de repentir et de réparation soit traduit par un acte extérieur.

Les péchés du corps sont des actes de plaisir sensuel, les réparations de ces péchés doivent être des actes douloureux. Autant l’acte du plaisir sensuel a offensé Dieu, autant l’acte de la douleur des sens satisfait à sa justice. Et comme il y a des chrétiens qui n’ont pas à expier beaucoup de péchés des sens, ceux-là glorifient Dieu par le triomphe de leur volonté sur leur corps, par la douleur, en se posant comme réparateurs des péchés des autres et [en] montrant que si le péché peut faire injure à Dieu dans le corps, la force de la volonté soutenue par la grâce peut glorifier Dieu en assujettissant, chez certaines âmes pures, le corps du péché à la douleur, comme expiation de charité pour les autres.

Dieu est donc honoré de l’expiation qu’une âme innocente fait subir à son corps, comme une victoire remportée par sa grâce sur l’entraînement de l’amour du plaisir des sens, source de tant de pechés.

Notes et post-scriptum