[Notes d’une] Retraite prêchée au grand-séminaire de Montpellier, novembre 1837.

TD48.070
[Notes d’une] Retraite prêchée au grand-séminaire de Montpellier, novembre 1837.
21. Du sacerdoce.
Orig.ms. CT 117; T.D. 48, pp. 70-71.

novembre 1837
Grand-séminaire de Montpellier.

Hoc facite in meam commemorationem.

Sa préparation, sa nature, ses bienfaits.

I. Préparation. – Séparation des choses de la terre. – Séparation du sacerdoce antique. – Séparation du sacerdoce moderne. Ecce nos reliquimus omnia, et secuti sumus te. Heureux qui peut dire: Dominus pars…!

Tout chrétien est séparé, mais le clerc encore plus. Préparation par la chasteté. Malheur à ceux qui se plaignent contre un des plus beaux privilèges du sacerdoce. Idée sentie de tout temps.

Le prêtre n’a pas de famille; il a le genre humain pour famille. La charité lui enfantera des enfants.

Obéissance. Le prêtre tient ses mains. Sacrifice de tout son être.

II. Nature. Un seul médiateur, Jésus-Christ. Talis enim decebat, ut nobis esset pontifex, sanctus, innocens, impollutus, excelsior coelis factus.

Un pontife qui renoua la chaîne des êtres brisés.

En lui a habité la plénitude des perfections, et il a réconcilié toutes choses: pacificans per sanguinem. Le prêtre est docteur.

Voilà le prêtre véritable. Voilà celui dont nous sommes les ministres. Que dis-je? Il se fera victime. C’est alors que notre ministère commence. Il est plus puissant que Noé, Moïse, Elie.

A la chaire, au confessionnal, à l’autel.

III. Ses bienfaits. Histoire de l’Eglise.

Albescit messis, et vos vultis abire.