Aux Oblates de l’Assomption

SEP 1869 Nîmes Oblates
Informations générales
  • Aux Oblates de l'Assomption
  • Retraite sur l'Imitation de Jésus-Christ
    Livre IV. - Chapitre II. [L'Eucharistie]
  • CN 12, p. 15.
Informations détaillées
  • 1 ABAISSEMENT
    1 ADORATION DU SAINT-SACREMENT
    1 CHARITE DE JESUS-CHRIST
    1 CONSEQUENCES DU PECHE
    1 CORRECTION FRATERNELLE
    1 CREATEUR
    1 EUCHARISTIE
    1 GRACE
    1 HUMILITE
    1 JESUS-CHRIST NOURRITURE DES AMES
    1 MISERICORDE DE DIEU
    1 PERFECTIONS DE JESUS-CHRIST
    1 RECONNAISSANCE
    1 RESISTANCE A LA GRACE
    1 UNION A JESUS-CHRIST
  • Oblates de l'Assomption
  • Oblates
  • du 12 au 19 septembre 1869
  • SEP 1869
  • Nîmes
La lettre

Comment Dieu manifeste à l’homme sa bonté et son amour dans le sacrement de l’Eucharistie.

Plein de confiance en votre bonté et votre grande miséricorde je viens à vous, mon Sauveur, consumée de faim et de soif je viens à la source de vie. La bonté et la miséricorde de Dieu se montrent, mes chères filles, d’une manière toute particulière dans le sacrement de l’Eucharistie et puisque Notre-Seigneur se donne à vous et désire se donner d’une manière si admirable, pourquoi demain en recevant Notre-Seigneur ne diriez-vous pas: Mon Jésus, je suis malade, guérissez-moi; je suis pauvre, mais vous qui êtes riche, et qui possédez toutes les grâces, embellissez mon âme; je suis consumée de faim et de soif mais vous nourrissez mon âme et l’abreuvez de ce breuvage divin qui n’est autre que votre sang adorable. Je suis esclave, je viens à mon Maître. Eh! mes chères filles, on est esclave de diverses façons, on est esclave quand on est retenu par ses défauts, ses mauvais penchants. Créature, je viens à mon souverain Créateur; dans l’affliction je m’approche de mon tendre consolateur. Vous connaissez votre serviteur et vous savez qu’il n’y a en lui aucun bien qui mérite cette grâce. Ce verset n’a pas besoin de commentaire car quelle est la créature qui se croit digne de recevoir Notre-Seigneur dans son âme?

Je confesse ma bassesse, je reconnais votre bonté: voyez les deux termes de comparaison; la bassesse de la créature et la bonté de Dieu qui descend dans son âme malgré son indignité. Et puisqu’il vous plaît ainsi et que vous l’avez ainsi ordonné, je reçois avec joie la grâce que vous daignez me faire, et puisse mon iniquité n’y pas mettre obstacle.

Mais que penserai-je en recevant le corps de Jésus-Christ, en m’approchant de mon Seigneur. Quelle pensée meilleure et plus salutaire que de m’abaisser profondément devant Vous et d’exalter votre bonté infinie pour moi. Vous êtes le Saint des saints, et moi le rebut des pécheurs.

Et alors puisque vous êtes le rebut des pécheurs pourquoi vous inquiéter quand on vous fait des reproches, quand on vous offense, quand on vous méprise. Vous, Seigneur, vous vous inclinez vers moi qui ne suis pas digne de lever les yeux sur Vous. O salutaire dessein que celui où vous conçûtes d’instituer votre sacrement! ô doux et délicieux banquet, où vous vous donnâtes vous-même pour nourriture!

Je trouve que c’est un admirable sujet d’adoration pour une religieuse que de se prosterner devant le Très-Saint Sacrement et de remercier Notre-Seigneur de la bonté qu’Il a eue de se donner à vous, de s’unir à nous et de rester toujours avec nous. Vous avez dit et tout a été fait et rien n’a été fait que ce que Vous avez ordonné.

Remarquez, mes chères filles, vous avez le Créateur du Ciel et de la terre qui repose sur votre langue! Admirez cette merveille…

Notes et post-scriptum