La mort de Mgr Peyramale (1) est une perte immense pour l’Eglise et pour la France catholique. C’était un bon fidèle serviteur et surtout courageux. Exemple rare et d’autant plus admirable! Il allait droit devant lui; une nuit il se battit avec trois loups et les mit en fuite. Toute sa vie, il a combattu les trois grands loups de la société moderne: la Révolution, le naturalisme et la cupidité. Il était difficile d’aimer l’Eglise plus que lui. S’il eût été spéculateur, il eut accepté les roches de Massabielle que le conseil municipal de Lourdes lui offrait; il les fit céder à son évêque avec la même joie qu’il me donnait il y a peu son bâton de montagne. Me doutais-je, quand je l’acceptais, qu’il n’en avait plus besoin et que le pè-lerinage de sa vie touchait à son terme? Le coeur débordait, autant que l’intelligence, dans sa belle et antique figure. Il eût pu être évêque, il a préféré mourir curé. Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de curés de cette trempe apostolique! Nous donnons la lettre de M. Henri Lasserre sur sa mort. L’écrivain qui a raconté l’apparition de Marie, devait nous dire les derniers moments du grand témoin des prodiges de Lourdes.
Hommage à une figure de foi, l’abbé Peyramale.

