Or, l’Eglise, nous l’aimons, parce qu’elle renferme tous les trésors de l’ordre surnaturel qui lui ont été confiés par son divin Epoux et que la Révolution la déteste. En elle nous trouvons la prédication de la vérité, la loi parfaite, le germe de toutes les vertus; en elle, nous trouvons le véritable royaume de Dieu ici-bas (1), l’assemblée des saints et des disciples de Jésus-Christ; en elle, nous contemplons la stabilité au milieu des sociétés qui s’écroulent; par elle, nous avons la divine espérance d’un bonheur inaccessible à l’homme isolé; par elle, nous sentons la force de nous élancer de l’exil de la terre vers le ciel, notre éternelle et glorieuse patrie. Mais tout cela est au-dessus de la nature, tout cela est de l’ordre divin, auquel Notre-Seigneur par son Eglise seule nous initie, et c’est pour cela que notre amour pour l’Eglise est avant tout surnaturel.

