Nativité de saint Jean-Baptiste, le Précurseur.

Et c’est là le propre de sa libéralité [de Jésus] qu’en nous donnant la possibilité de continuer son œuvre, de l’étendre, de la dilater, il nous met à même de lui rendre quelque, chose de ce qu’il nous a donné. Je vous avoue que le titre de sauveur, que les chrétiens doivent porter, à leur tour, s’ils ont la plénitude de l’esprit de Jésus, me touche extrêmement, puisque le degré le plus haut de cet esprit, c’est de faire que non seulement ils soient sauvés, mais qu’ils puissent aider au salut des autres. En sorte qu’ils reçoivent, comme le flambeau qu’un autre flambeau allume, la lumière et la chaleur, c’est-à-dire la vérité et la charité, et encore ils aident à les communiquer. Comme Jean-Baptiste, ils ne sont pas la lumière (1), mais ils sont des lampes, d’autant plus ardentes et brillantes qu’ils participent davantage à l’action rédemptrice du Sauveur.