Sainte Catherine de Sienne, docteur de l’Eglise (1).

L’indisposition que j’ai eue m’ayant laissé un peu de repos et de temps à moi, j’en profite pour réfléchir et prendre la résolution de me donner tout à Dieu. M. Chavin, avec sa Vie de sainte Catherine de Sienne, où il parle de tout, même de sainte Catherine, m’a fait du bien. Pourquoi n’êtes-vous pas comme cette admirable vierge? Hélas! Pourquoi, de mon côté, n’ai-je pas sa générosité et son ardent amour pour le sang de Jésus-Christ? Quant à moi, ce que j’aime en Jésus-Christ, il me semble que c’est Jésus-Christ tout entier, Dieu et homme, et, comme Dieu-homme, prêtre, sanctificateur, victime. Enfin, ma chère enfant, je n’ai pas un bon sentiment que je ne veuille vous envoyer, soit pour que vous l’ayez en même temps que moi, soit pour que vous m’aidiez à le développer. Un service que je vous prie de me rendre, c’est de me prêcher souvent le calme, la retraite et la solitude. Soyez pour moi la voix du désert qui m’y attire.