Saints Philippe et Jacques, apôtres.

Je ne suis pas surpris de votre lettre. Je vous avoue que je l’attendais un peu, mais je pense que ces répugnances seront pour vous, un jour, un sujet de très profonde humiliation, lorsque cherchant à marcher sur les traces de Notre-Seigneur, vous penserez qu’après tout, pour s’unir à l’humanité, Notre-Seigneur a fait un peu plus de chemin du ciel jusqu’aux pêcheurs, que vous n’en auriez fait, de votre position à celle de mes pauvres enfants. Vous dirai-je, ma chère Marie, que j’attribue à ma faute votre découragement? Si j’avais su vous prêcher un peu plus d’exemple de la vraie vie apostolique, vous auriez un peu mieux compris la beauté de cette vie pour laquelle Notre-Seigneur commença par prendre d’abord des pêcheurs et des hommes grossiers, comme nous avons commencé par nos fileuses et nos montagnardes. Tout cela, je vous le répète, est fort simple à mes yeux, et je vous remercie de m’avoir parlé avec votre admirable franchise. Que vous étant attaché, comme je le suis, cela me fasse un peu souffrir, je mentirais si je vous disais le contraire. Mais voyez-vous, Marie, il y a quelqu’un que j’aime mille fois plus que vous, c’est Notre-Seigneur.