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Le père Sébastien Antoni au Togo à la rencontre d’une Assomption qui se construit

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Du 16 au 23 février 2018, le père Sébastien Antoni a séjourné au Togo où les Assomptionnistes sont présents depuis 2006. Il nous raconte comment s’est passé son séjour dont l’essentiel portait sur une session de liturgie avec les jeunes frères dans cette fondation.
Le père Sébastien Antoni au Togo  à la rencontre d’une Assomption qui se construit

Session de liturgie avec le père Sébastien Antoni au Togo

Sébastien, dans quel cadre étais-tu au Togo ?

C’est une ancienne tradition à l’Assomption que d’envoyer des enseignants dans les pays où nous sommes présents pour apporter quelque chose du charisme aux frères en formation, pour finalement mettre en commun ce que nous avons reçu nous-mêmes. C’est de l’Assomption que j’ai reçu ces quelques connaissances en liturgie et qu’à la demande du provincial j’ai pu partager avec mes frères au Togo.  Ils étaient une vingtaine de postulants et de novices.

Comment s’est passé ton séjour ?

La liturgie n’a rien à voir avec la magie.

Je me suis adapté à un sacré choc thermique, passant de zéro degré ici, en France à plus de trente-cinq à Sokodé. Les journées commençaient tôt avec l’oraison à 6h, puis les laudes, la messe, le petit déjeuner, les charges communautaires, et enfin les cours de 9h à midi et de 15h à 17h.
Le cours proprement dit portait sur les temps liturgiques, les gestes, les postures, des questions fondamentales à partir d’une découverte de la Constitution sur la Sainte Liturgie : Sacrosanctum Concilium. On a notamment travaillé le septième paragraphe sur la présence du Christ dans les actions liturgiques, etc.
Les échanges et les questions des frères m’ont fait prendre conscience d’une donnée capitale dans une démarche de formation et même d’évangélisation. En effet j’ai observé combien parmi ces jeunes frères, nombreux sont ceux qui sont de  la première génération de chrétiens dans leurs familles, fortement marquées par leur environnement traditionnel. Il est important d’en tenir compte pour ne pas laisser penser que la liturgie puisse dans ses rites et formules avoir une quelconque connivence avec de la magie par exemple. 

Comment se porte l’Assomption là-bas ?

Une Assomption très prometteuse et en construction

Une semaine c’est court pour un avis précis. Mais  je tiens d’abord à remercier chacun des frères pour leur accueil. Ce voyage fut une très belle expérience de rencontres avec des jeunes frères, et de formateurs plus «sages » dans une communauté qui se construit avec des projets, de fondation en réflexion, de construction d’église, … J’ai eu la joie aussi de vivre une très belle rencontre avec les sœurs Orantes, les Religieuses de l’Assomption, de célébrer la messe en direct à la radio dioésaine sainte Thérèse un matin à 6h. Enfin après plusieurs échanges de mail avec la rédaction de croire.com où je travaille à Bayard, j’ai pu visiter les locaux et les responsables de Radio Maria de Lomé. Sans doute pourrons-nous imaginer des projets complémentaires à l’avenir. A suivre…
L’Assomption en cette terre du Togo est une Assomption en naissance, encore fragile… qui sort doucement et tout juste de l’œuf ! Elle a un potentiel immense, des attentes nombreuses, beaucoup de travail, des choses à créer, à inventer. C’est le dynamisme contagieux des fondations, l’élan des débuts !

Une anecdote à partager ?

Un soir nous sommes sortis avec les religieux profès du noviciat et ceux de Komah pour trinquer autour d'une «énorme bière »… par personne (pas de canettes de moins de 75 cl, là-bas !) Ce moment de paix, de simplicité fraternelle fut un témoignage car au cœur du Dialogue, qui venait de commencer entre les représentants de l’Etat et de l’opposition. Oui, qu’il est bon qu’il est doux entre frères d’être unis !

Visitez la dynamique communauté de Cachan dont Sébastien est le supérieur

B.BAMOGO